A la une, Actualité, Politique, , , , , ,

Côte d’Ivoire : les syndicats invitent ministres, DG, présidents d’institution, à déclarer leur personnel de maison à la CNPS

Les syndicats des travailleurs ont déploré le 1er mai, lors de la fête du travail, le non-respect des engagements pris par le régime Ouattara.

Se succédant à la tribune, les différents responsables des centrales syndicales, sont revenus sur un certain nombre de points acquis mais jamais mis en œuvre.

En réponse à l’accès à l’électricité jugé préoccupant et urgent, en 2017, le Président de la République, rappelle, Soro Mamadou, ‘‘avait préconisé, à notre grande satisfaction, l’ouverture à la concurrence dans le domaine de la distribution et de la commercialisation de l’électricité’’. 4 ans après rien n’y fit.

« Cette année encore, en 2021, Humanisme revient sur le sujet. Oui il y a problème », a indiqué le secrétaire général de la centrale humanisme, soulignant que ‘’le préjudice pèse énormément sur les activités des populations, notamment ceux qui s’activent dans l’économie informelle’’.

Il en est de même pour les dockers dont décret pour l’amélioration des conditions de vie  et de travail a été pris, conformément à la loi nº2017-442 du 30 juin 2017. Son application effective tel que le stipule le décret nº2019-109 du 30 janvier 2019, portant Statut particulier des dockers en Côte d’Ivoire, devait entrer en vigueur depuis janvier 2021. Et jusque-là rien encore.

De son côté, la centrale dignité s’interroge sur le faible taux de la déclaration du personnel de maison à la Caisse Nationale de Prévoyance Sociale (CNPS) estimé, selon son secrétaire général, Elie Boga Dago à 5%.

De ce constat, Dignité conclut que ‘‘bon nombre des membres du gouvernement, les directeurs généraux et les chefs d’institution, qui devraient donner l’exemple, ne déclarent pas leur personnel de maison. Parce que, souligne-t-il, ce taux devrait être au-delà de celui-ci, si tous déclarent leurs employés de maison.

Aussi, Elie Boga Dago comprend difficilement l’attitude de l’Etat dans sa gestion des ressources humaines.

En effet, souligne le secrétaire général de la centrale dignité, alors que l’Etat fait passer la prime du transport de 15.000 FCFA à 30.000 FCFA dans le privé, tout comme l’allocation familiale qui est de 5.000 FCFA toujours dans le privé, les fonctionnaires, employés de l’Etat, eux doivent se contenter de 5.000 FCFA pour ceux de l’intérieur du pays et 7.000 FCFA pour ceux de la capitale économique. De même, pour l’allocation familiale, ils devront se satisfaire du montant de 2.500 FCFA octroyés depuis plusieurs décennies.

L’Union Générale des Travailleurs de Côte d’Ivoire a, quant à elle, invité les autorités à veiller au respect des prix afin de ne pas rajouter aux charges de populations.

JEN

Partager cet article:

709total visits,6visits today

Auteur depuis: Feb 06, 2019

Articles similaires