Les produits de premières nécessités ont connu, en fin d’année 2020, une flambée sur le marché. Le riz, l’huile, le savon, pour ne citer ceux-là ont connu une hausse exponentielle allant de 15% à 35% dans les supers marchés.

L’huile de 5L acheté à 4300 FCFA est désormais vendue à 5360, soit une augmentation de 24,65%. Le savon fanico 450g, vendu à 290 FCFA s’obtient désormais à 400 FCFA, soit une hausse de 38%.

Alors que le Gouvernement s’en était lavé les mains, le mercredi 23 décembre 2020, il est revenu sur sa position le 20 Janvier 2021, soit un mois plus tard. Un décret invitant les commerçants à revenir aux prix précédents.

De fait, la rumeur sur l’augmentation du prix de la baguette de pain a milité à ce revirement. De peur d’éventuels remous sociaux due à la grogne de plus en plus perceptible au sein de la population, le conseil des ministres a pris un décret à l’effet de ramener les prix de l’huile et de la farine aux prix avant ces augmentations.

Malheureusement, ce décret du chef de l’Etat a été déchiré par les commerçants. Puisque deux semaines après cette décision, rien n’a bougé sur le terrain. Les prix n’ont connu aucune révision à la baisse. Les super et hyper marché ne se sentent nullement concernés par la mesure d’obligation que renferme un décret d’un chef de l’Etat

Comment faire respecter cette décision sur le terrain ? La réponse du porte-parole du Gouvernement, a été pourtant claire. « Le ministère du commerce est en charge du contrôle des prix. Ses agents veilleront », a tenté de rassurer SIDI Touré interrogé sur la question le mercredi 20 Janvier après le conseil des ministres qui s‘est tenu ce jour-là. Et pourtant les coûts n’ont connus aucune réduction.

En attendant, les populations continuent de payer le lourd tribut des décisions qui n’ont de valeur que sur papier.

JEN

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Auteur depuis: Feb 06, 2019

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