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Présidentielle en Côte d’Ivoire : l’OIF prend un terrible son assourdissant

Dans sa démarche d’accompagner les processus électoraux dans les pays africains, l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), a échangé lundi 19 octobre 2020 avec la Commission Electorale Indépendante (CEI), organe en charge de l’organisation des scrutins en Côte d’Ivoire. Objectif ? Envoie d’une équipe d’observateurs à l’effet ‘‘d’apprécier et d’évaluer’’ le scrutin.

« Je viens de rencontrer le Président de la Commission électorale, à la demande de Madame  la Secrétaire Générale de l’OIF, parce que nous avons reçu une invitation de la part des autorités ivoiriennes pour accompagner la Côte d’Ivoire dans le processus électoral en cours », a déclaré Désiré Nyaruhirira, chef de la délégation à sa sortie d’audience avec le président de la CEI.

Aussi, insiste-t-il, « avec toutes les parties prenantes à savoir la société civile, les acteurs politiques et les médias pour voir comment est-ce qu’on peut avoir une élection libre, transparente et démocratique que la Secrétaire Générale et les états membres appellent de tous leurs vœux ».

Mais pour les positions tranchées de l’opposition et du gouvernement sur la tenue de ce scrutin risque de compromettre cette démarche.

C’est cette CEI, parlant de sa composition, estime le chef de l’Etat, candidat à sa propre succession, qui organisera les scrutins présidentiel, local et régional à venir. C’était le vendredi 16 octobre 2020 à l’occasion du lancement de sa campagne depuis Bouaké.

Sans attendre, l’opposition revient à la charge pour exiger le report de ce scrutin avant tout dialogue.

La mission de la Cedeao a eu une séance de travail avec le président Bédié et moi-même, au cours de laquelle les revendications de l’opposition ont été réitérées. Elles portent sur la réforme de la commission électorale indépendante ; la réforme total du Conseil Constitutionnel ; le retrait de la candidature d’Alassane Ouattara qui n’est pas éligible à un troisième mandat au regard de la Constitution ; la réinscription sur la liste électorale du président Laurent Gbagbo et du premier ministre Guillaume Soro », a martelé Pascal AFFI N’Guessan, pour qui ces points ne sont pas négociables.

Devant ce langage de sourd, l’OIF pourra-t-elle offrir son ‘‘expertise indéniable’’ pour garantir un scrutin « libre, transparent et démocratique » ?

JEN

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Auteur depuis: Feb 06, 2019

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