Doutant désormais de la probité du juge suprême des élections et craignant un hold up électoral, le président du front populaire ivoirien (FPI), Pascal AFFI N’Guessan, a annoncé ce mercredi 30 septembre 2020 son retrait de la Commission Electorale Indépendante (CEI).

« Afin de ne point se faire complice du hold up électoral mis en place par le Gouvernement, le Conseil Constitutionnel et la Commission Electorale Indépendante, les plateformes AFD et LMP ont instruit toutes les personnalités qu’elles ont proposé pour siéger dans les commissions électorales communales, sous-préfectorales, départementales, régionales et à l’étranger, de suspendre leurs activités au sein des démembrements de la CEI », a déclaré Pascal Affi N’Guessan, lors d’un point de presse.

Pour les plateformes AFD et LMP une réforme des deux institutions s’impose avant la tenue de tout scrutin dans le pays. Nonobstant les affirmations du garde des sceaux, ministre de la justice, lors de la présentation en 2016, du projet de Constitution aux parlementaires ivoiriens réunis en session plénière, en ces termes ; «même s’il le voulait, Monsieur le Président Alassane Ouattara ne pouvait pas se présenter, parce que la constitution nouvelle qu’il leur demandait de voter la lui interdit». En bottant en touche cette déclaration devant les représentants du peuple, quel crédit, s’interroge Affi N’Guessan, peut-on encore accorder aux auteurs de telles déclarations ?

‘‘Le juge suprême’’, insiste-t-il, ‘‘est frappé de suspicion légitime’’ ouvrant grandement la porte au ‘‘doute’’ sur la crédibilité des résultats qu’il pourrait proclamer.

« l’AFD et LMP invitent humblement, tous ceux qui ont un intérêt aux élections présidentielles et législatives, autour d’une table, afin de convenir des conditions générales de leur organisation et notamment, des réformes nécessaires du Conseil Constitutionnel et de la Commission Electorale Indépendante », -t-il conclu.

JEN

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Auteur depuis: Feb 06, 2019

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