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Côte d’Ivoire : Aucun cas de Covid-19 à Daoukro à la date du lundi 30 mars 2020 mais les choses pourraient être complexes les jours à venir si…

Respect strict des consignes éditées par les autorités ou dispositions particulières prises par les populations de la ville de Daoukro elles-mêmes pour éviter au maximum le Coronavirus, cette pandémie du siècle qui risque de décimer le monde? En tout cas, le constat sur le terrain ce lundi 30 mars 2020 à 11 heures dans les locaux de l’hôpital général de Daoukro nous a permis de noter qu’un mur sécuritaire a été dressé contre le covid-19. A moins que les habitudes ne changent du jour au lendemain, le virus aura du mal à toucher la cité du président du PDCI, Henri Konan BEDIE.

En effet, bien que ce ne soit le vœu de personne, l’hôpital de Daoukro, n’a pas connu d’affluence ce lundi comme les jours précédents. Patients et visiteurs peuvent, en une seconde, être dénombrés. On ne se bouscule pas. Est-ce la peur d’être contaminé par contact de d’autres malades ou simplement respect des consignes de distance entre les personnes ?

Pas d’affluence à l’entrée de la maternité

 

« Nous venons (aujourd’hui même, ndlr) de préparer une salle pour recevoir des cas suspects avant nous adresser au district sanitaire pour d’éventuels analyses poussées », explique Dr Loes Akpro Ernest, directeur de l’hôpital soulignant que son centre a reçu l’équipement nécessaire de protection de son personnel et des visiteurs.

Certes le premier responsable de cet hôpital affiche une ferme détermination à mettre en œuvre les consignes des autorités, cependant, nous avons pu noter qu’en dépit de cette réelle volonté, il aura du mal à réussir sa mission par faute de la qualité de l’équipement mis à sa disposition. Car sur ce gel hydro-alcoolique, on peut lire la date de péremption fixée à la fin septembre 2019. Est-ce pareil pour l’ensemble de l’équipement reçu par la direction qui n’a pas souhaité donner plus de détail ? Si tel est le cas, son engagement ne sera que peine perdue.

Ce gel hydroalcoolique périmé

« Je prie DIEU pour qu’il n’arrive rien de grave aux membres de ma famille, ni à mes connaissance qui puisse m’obliger à aller à l’hôpital ces moments-ci. Par contre si par cas de force majeur, un de mes proches a un malaise, je préfère recourir à la médecine tradition afin de ne pas aller me frotter à d’autres personnes. Et ce parce que jusqu’à présent on nous apprend qu’on n’a pas encore trouvé de remède contre cette maladie », explique pour sa part, Mariette Amenan, enseignante en transite son village après la décision du gouvernement de réduire les mouvements des populations sur l’ensemble du territoire ivoirien.

Le gouvernement ivoirien, premier responsable de la sécurité sociale des populations gagnerait, pour une lutte efficace contre cette pandémie, à ne pas faire la politique de l’autruche, mais engager surtout le vrai combat de l’éradication de ce virus qui ne choisit pas sa cible.

JEN

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Auteur depuis: Feb 06, 2019

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