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Côte d’Ivoire : accusant le régime de bafouer la démocratie, un chef de parti politique exige cependant des poursuites contre des députés

Le Président du Congrès Ivoirien pour le Développement et la Paix (CIDP), Babily Dembélé a crié, ce samedi 28 décembre 2019, la journée dédiée aux militants de son parti, son indignation suite à l’interdiction du meeting du PDCI-Opposition et le mandat d’arrêt lancé contre Guillaume Soro. C’était au siège de son parti sis à M’Pouto.

Pour l’homme fort du Cidp qui pense qu’il faut un débat inclusif, interdire un meeting de l’opposition est un recul de la démocratie. « On ne peut pas enfermer la démocratie. Le RHDP n’avait pas le droit de refuser ce meeting. Ces gens se réclament tous d’Houphouët-Boigny, apôtre de la paix alors que le dialogue a disparu sous leur régime », a dénoncé M. Babily Dembélé qui estime cependant que pour des menaces de déstabilisation de l’Etat, force doit revenir à la loi.

Faisant allusion au cas Soro, le président du Cidp invite le mis en cause à ne pas s’arrêter à de simples affirmations pour tenter de se disculper. « Que Soro apporte les preuves de ce qu’il n’a été impliqué que dans un seul coup d’Etat, celui qui a porté Alassane Ouattara au pouvoir », a-t-il souhaité, estimant que nul n’étant au-dessus de la loi, tous ceux qui sont impliqués dans cette tentative de déstabilisation, doivent répondre de leurs actes. « Le procureur dit qu’il y’a eu flagrant délit, si tel est le cas les députés impliqués doivent aussi être arrêtés, car le député n’est pas au-dessus de la loi », a-t-il soutenu, soulignant que conformément à sa ligne de conduite adoptée en faveur de la paix, son ‘‘parti politique, le Cidp ne peut prendre de position dans cette crise’’. «  Mes militants sont dans une ligne politique. Ils sont loin de cette crise. Ils sont inscrits dans la paix et la réconciliation. Que personne ne compte sur eux pour les soutenir », a-t-il tranché avant de plaider une fois de plus pour la libération de tous les prisonniers de la crise-postélectorale et le retour au pays de ceux qui sont encore en exil.

Selon le président du Cidp, 100 000 rebelles pro-Ouattara et plus de 25 000 pro-Gbagbo ont adhéré au CIDP.

Kouamé Blanchard

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Auteur depuis: Feb 06, 2019

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