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Côte d’Ivoire : le gouvernement évite de parler de la question de primes de formation et d’installation des 10.300 enseignants contractuels

Le gouvernement ivoirien a affirmé ce mercredi 06 octobre 2019, au terme d’un conseil des ministres, qu’‘‘il est trop tôt d’apprécier la situation’’ des 10.300 enseignants contractuels nouvellement recrutés, formés et engagés sur le terrain pour une période de 2 ans.

« Je n’ai pas le contenu du contrat que ces 10.300 enseignants contractuels ont signé avec le ministère de l’Education nationale, donc je ne peux pas l’apprécier la situation », a déclaré Sidé Touré, porte-parole du gouvernement, alors que l’on l’interrogeait sur l’information distillée au sein de ces nouveaux appelés au service de l’Education nationale. « Je crois qu’il serait trop tôt de parler de non-respect. Ils auront droit à ce qui a été prévu à cet effet », a-t-il ajouté, bottant ainsi en touche la préoccupation évoquée ou une simple réponse diplomatique pour éviter de répondre à la question de prime évoquée par les intéressés lors de leur formation et qu’ils n’ont jamais perçue jusqu’à la signature des derniers contrats le 25 octobre 2019. Ou bien, est-ce que la ministre de l’Education nationale informe réellement le gouvernement sur les différentes préoccupations qui touche sont département ?

En effet, selon ces jeunes recrus, certainement bien informés, des primes de formation et d’installation, prévues par ce programme recommandé par l’Unesco, ne leur ont jamais été reversées. Convoqué au ministère de l’Education nationale, à deux semaines de la formation, le porte-parole du groupe qui revendiquait ces primes au nom de ses camarades, selon toujours notre informateur, a reçu une sévère mise en garde, à sortir de sanction qu’il pourrait prendre, s’il continue de défendre ce dossier.

Affectés à leurs différents postes, ces nouveaux enseignants, sans prime, ni salaire, sont confrontés jusque-là aux problèmes de logement et de restauration. Joint ce mercredi 06 octobre matin, un de ces nouveaux recrus affecté à Diawala, dans le département de Ferké, évoquant ces difficultés, souligne aussi que les sept enseignants qu’ils sont au lycée moderne de la ville n’ont toujours pas d’emploi de temps pour commencer le travail pour lequel ils sont présents dans cette ville qu’ils découvrent tous pour la première fois. « Nous sommes là depuis 3 jours et on ne nous dit pas ce qu’on doit faire. On a même l’impression que l’on veut toujours maintenir les vacataires recrutés par le COGES », a déclaré notre interlocuteur qui ne comprend toujours pas les raisons de la direction de leur établissement de ne rien faire pour les mettre au travail.

JEN

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Auteur depuis: Feb 06, 2019

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