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Côte d’Ivoire : interpellé par la police, Babily Dembélé dénonce une dictature du pouvoir

Soupçonné de parrainer des ex-combattants démobilisés, le Président du CIDP, BABILY DEMBELE a été interpellé et auditionné les 02 et 08 octobre 2019 à la préfecture de police d’Abidjan sis à Abobo-Adjamé. Cette interpellation n’a pas du tout été apprécié par le mis en cause qui est sorti mercredi 09 octobre pour cracher ses vérités lors d’une conférence de presse qu’il a initié au siège de sa formation politique.

« Je ne suis parrain d’aucune initiative visant à déstabiliser le pays qui m’est tout aussi cher », a démenti Babily Dembélé les accusations portées contre sa personne. « Ce que j’ai fait, de d’avoir réussi, avec beaucoup de tacs et de diplomatie, à rapprocher les ex-combattants dirigés par le Président OUATTARA Issouf et l’amical des ex-détenus pro-Gbagbo dirigés par Claude BLEKA », a-t-il expliqué le sens de son action qui, selon lui, s’inscrit dans le cadre de la réconciliation entre les ivoiriens et non dans un quelconque entretien de milice. « On me reproche d’entretenir une milice », a précisé le président du CIDP qui affirme également que sans la réconciliation aucune action de développement ne peut être entreprise sereinement. « J’ai dit aux adversaires d’hier que la Côte d’Ivoire est au dessus de tout, qu’elle doit primer au-dessus de toutes leurs actions. « Chaque camp a accepté le bien fondé de ma démarche et a accepté d’adhérer. C’est dans ce dynamisme de la réconciliation que les deux camps sont allés ensemble à Korhogo le 29 septembre 2019 pour faire une déclaration dans laquelle, ils demandent pardon à la Nation et aux victimes.

Dans cette déclaration, souligne Monsieur Babily, les questions de l’insécurité, de la pauvreté des populations et le retour des exilés qui fâchent le régime Ouattara, ont été naturellement évoquées. Ce pourquoi, il a été entendu pendant ces deux jours.

L’ancien collaborateur du Président BEDIE affirme la main sur le cœur qu’il ne sera jamais mêlé ni de près, ni de loin dans toutes action visant à déstabiliser la Côte d’Ivoire.

Pour lui, il ne fait l’ombre d’aucun doute, cette convocation a un relent politique. « Au cours de mon interrogatoire les questions venaient de la hiérarchie. C’est une audition commandée par le politique », a-t-il dénoncé qualifiant cette attitude de dictature politique.

En 1995, a tenu à relever Babily Dembélé, entre le pouvoir PDCI et le canton Guébié dans l’affaire Kragbé Gnangbé et entre le Conseil Supérieur des Imams COSIM et le Conseil National Islamiste (CNI), il a contribué à la restauration de la confiance entre les différentes parties.

Kouamé Blanchard

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Auteur depuis: Feb 06, 2019

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