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Côte d’Ivoire : le FPI explique sa présence aux négociations sur la réforme de la CEI et révèle que Ouattara ne veut pas lâcher

Le Front Populaire Ivoirien (FPI) a expliqué ce mardi 25 juin 2019 les raisons de sa présence à la table de discussion sur la réforme de la Commission Electorale Indépendante (CEI) alors que l’opposition conduite par le PDCI a boycotté cette rencontre avec le Gouvernement le mercredi 19 juin 2019.

« Nous y sommes parce que nous sommes les partisans de ‘‘l’asseyons-nous et discutions ». Et quand la porte est ouverte, il faut y aller », a déclaré en introduction Issiaka Sangaré, le Secrétaire Général du FPI insistant sur la nécessité de privilégier le dialogue pour parvenir à un consensus qui permettra d’éviter les contestations aux termes des scrutins. « Pour nous, le dialogue est essentiel parce que nous estimons qu’il faut créer un environnement propice aux affaires », a-t-il indiqué en rappelant que le FPI qui aspire à gouverner ce pays a besoin d’un environnement qui inspirent la tranquillité aux investisseurs.

La présence du FPI à la table des négociations aura permis, relève M. Sangaré, de parvenir à un minimum d’acquis aux termes de ce round avec le gouvernement. « Ces acquis portent sur l’inscription à l’ordre du jour le code électoral, le découpage électoral, la liste électorale et le contentieux électoral. Ils seront révisés cet après-midi », a affirmé Kouakou Kra, le Vice-Président du FPI en charge des questions électorales participant aux discussions pour le compte de son parti.

Mais déjà, souligne-t-il, les négociations ont permis d’obtenir le retrait des institutions de la CEI sauf le représentant du Président de la République et celui du Ministre de l’Intérieur ; le retrait des Guides religieux ; le principe de l’équilibre entre la mouvance présidentielle, les partis d’opposition et la société civile.

Sur les points de divergence, à savoir, le maintient du représentant du Président de la République et celui du Ministre de l’Intérieur, ils doivent faire l’objet d’un consensus tout comme la question de voix délibérative et consultative. « Qui doit les détenir ? », s’interroge Issiaka Sangaré pour qui ces sujets doivent passer au peigne fin afin de ne pas retomber dans les contestations d’après élection.

« Si aux termes de ces dernières discussions, nous ne parvenions pas à un consensus, le FPI avisera », a conclu M. Sangaré

Cet après-midi, le gouvernement, les organisations de la société Civile et les partis et groupements politiques qui ont engagé les négociations sur le réforme de la CEI se retrouveront pour parvenir à un accord sur les points de divegence.

JEN

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Auteur depuis: Feb 06, 2019

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