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Côte d’Ivoire/Le PDCI persiste et signe:   » Ce n’est pas de la xénophobie ni du tribalisme, les ministres Bruno Koné et Hamed Bakayoko reconnaissent que les ivoiriens ont besoin de se sentir chez eux

Suite à la sortie de Henri Konan Bédié, président du Parti Démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI-RDA) sur l’orpaillage clandestin et la fraude sur la nationalité qui a suscité la réaction du Gouvernement qui considère ses propos comme une menace à cohésion sociale et la paix dans le pays, Jean-Louis Billon a tenu a faire une mine au point mais surtout à rappeler au Gouvernement la responsabilité qui est la sienne de protéger ses concitoyens.

« Non, ce n’est pas de la xénophobie, du tribalisme, de la discrimination raciale ou religieuse ou de la haine de l’étranger que de dénoncer la réalité de la fraude sur l’identité ivoirienne », a persisté et signé ce lundi 10 juin 32019, Jean-Louis Billion, Secrétaire Exécutif en charge de la Communication, de l’Information et la propagande du PDCI-RDA. Pour lui la persistance et la gravité des faits ne sauraient laisser indifférent le président du parti septuagénaire qui a bâti et géré la Côte d’Ivoire indépendante pendant quarante années. « Au regard de la persistance et de l’aggravation de ces faits, le Président Henri KONAN BEDIE, en sa qualité d’homme d’Etat et de Leader politique et d’opinion, est qualifié et bien placé pour aborder ces préoccupations majeures pour alerter le Gouvernement ainsi que l’opinion sur la gravité de ces événements qui menacent la paix sociale et la quiétude des populations ivoiriennes », a expliqué le ministre de la communication du PDCI qui du mal à comprendre l’attitude du gouvernement Ouattara s’agite au lieu de prendre simplement en compte les faits portés à sa connaissance pour décision.

« Est-ce donc un délit que d’alerter l’opinion sur les dangers qui guettent la survie de la Côte d’Ivoire que l’on veut absolument transformer en un no man’s land ? », s’est interrogé Jean-Louis Billon qui estime que le Gouvernement veut fuir ses responsabilités en dévoyant les préoccupations toutes aussi réelles soulevées par le Président Bédié. Ces faits, souligne le ministre de la communication du PDCI-RDA, sont régulièrement révélés par la presse nationale, internationale et publiquement reconnus par certains membres du Gouvernement. « Lorsque l’Ambassade d’Italie en Côte d’Ivoire a révélé l’arrivée clandestine de 13.000 immigrés ivoiriens sur les côtes italiennes au cours de la période du 1er au 31 décembre 2016, le Ministre KONE Bruno, porte-parole d’alors du gouvernement n’a pas démenti cette information. Il a plutôt affirmé, le mercredi 12 Avril 2017, qu’après des enquêtes et investigations menées par le Gouvernement ivoirien, il a été établi que seuls 2000 immigrés ont formellement été identifiés comme étant réellement des Ivoiriens sur les 13.000 présumés ivoiriens comme rapporté par l’hebdomadaire Jeune Afrique dans sa livraison du 15 Avril 2017 », a expliqué M. Billon en rappelant également que le même Ministre, Bruno KONE a reconnu, à l’occasion du retour de Libye des 150 Ivoiriens candidats à l’immigration qu’il s’est retrouvé même des anglophones qui avaient des papiers ivoiriens.

Dans la même lancée, Jean-Louis Billon rappelle que le ministre de la Défense, Hamed Bakayoko a, en novembre 2018, radié de l’effectif de l’armée 33 militaires pour nationalité douteuse.

« Ont-ils agi par racisme, par xénophobie, par tribalisme, par discrimination raciale ou religieuse, par la haine de l’étranger ou doit-on tenir pour fausse ces informations servies par le Porte-parole de notre Gouvernement et le ministre de la défense ?», interroge M. Billon rapportant également des propos tenus racistes à relent religieux le 31 Mai 2019 par la Député du RHDP Mariam TRAORE qui demande aux imams de les aider pour que « le pouvoir d’Etat n’échoit pas dans les mains des impurs.

Pour lui le gouvernement ne doit pas fuir ce débat, le dévoyer. Car, insiste-t-il, il y a lieu d’apaiser les cœurs, de rassurer les populations et rendre plus solide le tissu de la coexistence pacifique des communautés en Côte d’Ivoire.

Contexte

Le samedi 08 juin, dans une déclaration le gouvernement ivoirien tenait le président du PDCI-RDA, Henri Konan Bédié pour responsable des conflits intercommunautaires à répétition en Côte d’Ivoire depuis 1993, date de son accession au pouvoir.

JEN

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Auteur depuis: Feb 06, 2019

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