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Côte d’Ivoire : A l’issu d’une AGE, la CNEC annonce la reprise de son mouvement de grève pour le 19 mai 2019

La Coordination Nationale des Enseignants Chercheurs (CNEC) a annoncé ce mercredi 08 mai 2019, à l’issu d’une Assemblée Générale Extraordinaire tenue à l’Université de Cocody, qu’elle reprend la grève suspendue le 1er mars 2019 pour deux semaines, temps accordé pour donner une seconde chance aux discussions. Mais deux mois après cette suspension, aucune avancée notable n’a été faite se désole le Secrétaire Général de la CNEC, Johnson KOUASSI avant d’annoncer la décision qui vient d’être arrêtée par sa coordination.

« A l’issu des rencontres que nous avons eu avec les autorités dont le résultat est nul, nous avons donc décidé de mener une campagne auprès des enseignants dès demain (jeudi 9 mai 2019) pour expliquer la situation pour qu’à partir du lundi 19 mai 2019, tous les enseignants des universités, des centres de recherche, des instituts et des grandes écoles entrent en grève », a déclaré à la presse Johnson KOUASSI mettant en garde le président de l’université qu’il accuse d’être à l’origine de la misère de ses collègues enseignants.

« Si Abou KARAMOKO n’était pas têtu, nous n’en serions pas là. Qu’on ne nous prenne pas pour des voyous comme veut le faire croire le président Abou KARAMOKO. Parce qu’il annonce que nous sommes des voleurs d’heures, mais pendant qu’il le dit il se dégrade lui-même parce qu’il est avant tout enseignant. Nous avons les mêmes diplômes. Il ne faut pas qu’il oublie cela », a dénoncé le numéro un de la CNEC qui exige la révision de la procédure actuelle de désignation des dirigeants des universités ivoiriennes. « Nous voulons que le président de l’Université soit élu et non nommé. C’est-à-dire des gouvernants élus qui soient redevables à leurs mandants », a-t-il souhaité.

La pomme de discorde

Le 4 février 2019, la CNEC soumet une plate-forme revendicative au gouvernement. Ces revendications portent sur les taux horaires qui, selon la CNEC, ne sont jusque-là pas à la hauteur du doctorat. En deuxième point de revendication ; les conditions de vie de travail. La CNEC veut voir les universités dotées de wifi pour plus d’efficacité dans le travail exigé par les autorités. Et, en troisième point de revendication la question de gouvernance. Pour Johnson Kouassi et ses camarades, il faut procéder à une élection du président des Universités afin que ceux-ci soient redevables à leurs électeurs de sorte à être ouvert à l’écoute de leurs mandants. Si Abou KARAMOKO n’était pas têtu, nous n’en serions pas là. Il nous faut donc de nouveaux gouvernants élus qui seront redevables à leurs mandants.

JEN

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Auteur depuis: Feb 06, 2019

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