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Le Rapport unfpa 2019 sur l’état de la population mondiale remis aux autorités ivoiriennes sous fond de recommandation

La représentante résidente de l’UNFPA en Côte d’Ivoire, Mme Argentina Mataval a remis ce vendredi 19 avril 2019, le rapport annuel de son institution sur l’état de la population mondiale à la Ministre ivoirien du Plan et du Développement. Ce rapport qualifié de tâche inachevée dans la mise en œuvre du programme d’action élaboré en 1994, à l’issue de la conférence internationale sur la population et le développement tenue au Caire, peint un tableau très critique sur la mortalité maternelle dans le monde et interpelle les autorités ivoiriennes à faire en sorte que cela profite à sa population.

Selon ce rapport présenté par Dr N’DA Constant de l’UNFPA, plus de 800 décès maternels sont enregistrés par jour dans le monde et parce que 214 millions de femmes n’ont toujours pas accès aux contraceptifs pour décider du moment de la conception. La Côte d’Ivoire enregistre 16 décès à l’accouchement chaque jour.

Ce rapport sur l’état mondial de la population pour l’an 2019 qui vient d’être lancé, tel qu’il se présente, indique la représentante résidente de l’UNFPA en Côte d’Ivoire, laisse transparaitre les facteurs qui contribuent à l’état de la population. Il s’agit essentiellement de la santé sexuelle de la reproduction, la planification familiale, parce qu’en terme démographique, souligne-t-elle, c’est cela qui constitue la mortalité, la fertilité qui donnent le nombre d’habitants dans un pays. Il y a eu beaucoup d’efforts des pays, estime-t-elle, de 1994 à ce jour. Mais beaucoup restent encore à faire. « Tant qu’une femme n’aura pas décidé de quand elle veut ou non une grossesse, le rapport ne sera pas achevé », a insisté Mme Argentina Mataval pour qui seule une volonté politique favorisant l’accès aux contraceptifs permettra de réduire considérablement le taux de mortalité maternel. « Il faut que toutes les femmes aient accès aux contraceptifs pour décider de ce qu’elles veulent », a-t-elle plaidé.

Un plaidoyer auquel adhère entièrement Boubacar Cissé, le coordonnateur du système des Nations Unies à Abidjan. Il invite les autorités ivoiriennes à mettre en œuvre les politiques et stratégies définies par l’UNFPA sur la santé de la reproduction afin de donner l’occasion aux femmes de participer efficacement au développement du pays.

Selon le ministère de la santé qui mené une étude sur le taux de fréquentation des cantres de santé, le premier trimestre de la grossesse, 90% des femmes vont en consultation prénatale, 46% au second trimestre et 46% accouchent au domicile. « On n’a pas les déterminants de ces accouchements à domicile », a indiqué Dr Ohbou Samuel, Directeur de la Planification de la santé au ministère de la santé et de l’hygiène publique. « Il faut des enquêtes pour en comprendre les motivales », a-t-il conclu.

« Ce que je retiens ici, le titre du rapport nous dit le travail reste inachevé au niveau de la Côte d’Ivoire. Nous allons le transmettre au gouvernement qui a inscrit le social cette année au cœur de ses actions pour qu’il en fasse bon usage », a promis la ministre Kaba Nialé recevant officiellement le document des mains de Mme Argentina Mataval.

En 1994, le Programme d’action élaboré à l’issue de la Conférence internationale sur la population et le développement a non seulement reconnu que la planification familiale était étroitement liée à la santé sexuelle et reproductive ainsi qu’aux droits en matière de reproduction, mais il a également demandé aux États de fournir un accès : aux soins prénatals ; aux soins postnatals et à des services d’accouchement sans risques ; au traitement de la stérilité ; à des services d’avortement sans risques, lorsque cette pratique est légale, et à des services de prise en charge des conséquences d’un avortement non médicalisé ; au traitement des infections de l’appareil génital et des IST ; ainsi qu’à des informations, des formations et des conseils en matière de sexualité, de santé reproductive et de procréation responsable.

Le Programme d’action a également affirmé que l’orientation vers ces services ainsi que la prise en charge des cancers du sein et de l’appareil génital devraient toujours pouvoir être assurées, et que la dissuasion des pratiques néfastes telles que les mutilations génitales féminines (MGF) devait faire partie intégrante des soins de santé primaires.

JEN

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Auteur depuis: Feb 06, 2019

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