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Côte d’Ivoire : l’identification des réfugiés libériens de la zone de San-Pédro et Tabou prend exceptionnellement fin le 31 mars

L’opération d’enrôlement des réfugiés libériens à sortie de la confection de la carte biométrique a débuté le lundi 25 mars 2019, sur toute l’étendue du territoire.

Cette opération, selon Dibi Yao Martin, chef de bureau de la SAARA en charge de cette localité, a, quant à elle, démarré le mercredi 27 mars à San-Pedro et Tabou en raison de certaines revendications évoquées par les réfugiés.

« Au niveau de Tabou et San-Pedro, nous avons a eu des difficultés à démarrer l’opération. Une opération qui a commencé depuis le lundi passé dans tout le pays, c’est le mercredi à 11 heures que nous avons commencé ici. Parce que, les réfugiés exigeaient la présence d’un représentant du HCR, puisque c’est le HCR et l’Etat de Côte d’ivoire qui sont chargés de leur protection », a indiqué Martin Dibi Yao.

Cette exigence est non négociable estiment les réfugiés libériens qui ont émis un certain nombre de réserve sur la crédibilité du processus et le dispositif mis en place pour l’opération. « Pour eux, si c’est une opération nationale, il faut donc la présence du HCR. Aussi les réfugiés notent que sur la carte, il n’y a pas le logo du HCR. Voici les raisons pour lesquelles, ils ont plus ou moins hésité à se faire enrôler », a relevé M. Dibi rassurant que désormais ‘‘tout est rentré en ordre’’. « San-Pedro dépendant de la sous délégation HCR de Guiglo, le premier responsable de l’organisation joint u téléphone les a rassurés », a-t-il confié. Il alors profité de ce moment pour lancer un appel aux réfugiés libériens à venir massivement participer à cette opération.

« Il faut se faire enrôler car l’ancienne carte ne sera plus valable. Et nous ne voulons pas que vous soyez emmerdés sur les corridors. Cette carte est une carte biométrique qui va résoudre un certain nombre de problème », a expliqué le chef de bureau de la SAARA l  sud.

Non satisfaits de l’opération précédente, Daniel Johnny Massaquoi, président de la communauté des réfugiés libériens de San-Pedro a appelé à plus de sérieux pour cette opération. « Il faut que le HCR nous prenne au sérieux. En 2016, cette même opération, n’a délivré que quelques cartes laissant la majorité sans cartes jusqu’en 2019. Aujourd’hui, on nous dit encore que dans un mois notre carte biométrique va sortir. Est-ce que cette promesse sera tenue ? », s’est-inquiété.

Aussi regrette-t-il, l’absence de protection juridique dans le pays de résidence et qui devait autoriser les réfugiés à travailler. A l’en croire, le HCR Côte d’ivoire et le SAARA ne leur sont pas d’un grand secours parce ne jouent pas leur rôle.

Une convocation, annonce Daniel Johnny, a été déposée à la préfecture de San-Pedro contre ces deux institutions pour une rencontre prévue le 4 avril 2019 afin de mieux comprendre leur statut de réfugiés.

Selon les estimations, il y a environ 711 réfugiés dans cette localité. L’opération d’enrôlement prend fin ce vendredi 29 mars dans tout le pays. Cependant à San-Pedro et Tabou, elle se poursuivra jusqu’au dimanche 31 mars 2019, a-t-on appris.

Zétia

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Auteur depuis: Feb 06, 2019

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